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Garde de nuit à domicile : une sécurité pour les personnes âgées

Garde de nuit à domicile : une sécurité pour les personnes âgées

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Garde de nuit à domicile :

Une solution sécurisante pour les personnes âgées dépendantes et leurs proches

aide à domicile tenant la main d une personne âgée alitée

Une garde de nuit à domicile permet d’assurer à une personne âgée en perte d’autonomie une présence humaine rassurante, bienveillante et sécurisante tout au long de la nuit.

Elle est nécessaire si la personne ne peut plus se déplacer seule ou souffre de troubles cognitifs aggravés, mais peut aussi être mise en place pour simplement rassurer l’Accompagné et ses Aidants.

 

 

Qu’est-ce qu’une garde de nuit à domicile ?

 

La garde et la présence de nuit font partie des services d’aide à domicile.

Elles s’adressent principalement aux personnes âgées et/ou handicapées dépendantes.

Le rôle de la personne intervenante est d’assurer le bien-être et la sécurité de votre proche au cours de la nuit, sur une durée s’étendant généralement de 20h à 8h.

Cette dernière peut aider à la prise des repas (dîner et petit déjeuner), des médicaments, au lever et au coucher, et porter assistance à tout moment de la nuit si besoin.

Elle sécurise également les déplacements et veille au confort d’hygiène de l’Accompagné. Elle est également là pour pouvoir réagir et donner l’alerte en cas d’incident plus grave.

Le lendemain, elle pourra informer la famille et le personnel de jour du déroulé de la nuit et signaler tout fait anormal (difficultés à l’endormissement, insomnies récurrentes, douleurs, etc…).

 

 

Quand faire appel à une garde de nuit à domicile ?

 

Une garde de nuit à domicile peut avoir lieu de manière ponctuelle ou pérenne, selon le besoin, par exemple :

 

  • Suite à un accident ou à une sortie d’hospitalisation
  • Ponctuellement, pour garder l’esprit tranquille lorsque vous vous absentez
  • De manière pérenne, dans le cadre du maintien à domicile de votre proche dépendant

 

Si votre proche présente un état de dépendance avancée, la mise en place de gardes de nuit peut devenir un élément indispensable à son maintien à domicile.

 

Dans le cadre de troubles cognitifs, une présence humaine vigilante saura éviter les risques de déambulations nocturnes et de tentatives de sortie du domicile. Elle saura également rassurer votre proche en cas de crise d’angoisse ou de perte de repères spatio-temporels.

Dans le cas d’une personne âgée présentant une dépendance physique, l’accompagnant sera là pour sécuriser ses déplacements, permettant ainsi de minimiser le risque de chutes ou d’accidents.

 

 

Quel tarif pour une garde de nuit à domicile ?

 

Les aides à domicile en soirée et la nuit sont connues pour être des prestations relativement onéreuses. En effet, il faut généralement compter plus d’une centaine d’euros pour une nuit complète. Cependant, le tarif peut être amené à varier selon l’organisme auquel vous faites appel et la nature de la prestation effectuée.

 

On distingue 3 types d’Accompagnements de nuit à domicile  :

 

  • La garde de nuit à domicile : Ce service s’adresse aux personnes les plus dépendantes. L’intervenant à domicile dormira à proximité et sera généralement amené à intervenir à plusieurs reprises durant la nuit.

 

  • La présence de nuit à domicile : Destiné aux personnes peu dépendantes, l’intervenant assure une simple présence bienveillante et rassurante, mais peut néanmoins être sollicité à tout moment en cas de problème. Il peut dormir à proximité ou dans une pièce plus éloignée.

 

  • Les gardes de nuit itinérantes : Cette prestation assure de courts passages (une trentaine de minutes) à horaires prédéfinis au domicile de la personne accompagnée plusieurs fois durant la soirée et la nuit. L’intervenant s’assure à chaque fois de laisser la personne en sécurité (volet fermés, gaz éteint, etc…) et confortable (passage aux toilettes, change, etc…)

 

 

De quelles aides financières puis-je bénéficier ?

 

Comme pour tous les services d’aide à domicile via le CESU, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt d’un montant de 50% pour vos gardes de nuit.

Si vous en êtes bénéficiaire, le montant de l’APA que vous percevez peut également couvrir une partie de ces dépenses.

Vous pouvez également vous rapprocher de la CNAV ou de votre caisse de retraite afin de savoir si une aide supplémentaire peut vous être attribuée et le cas échéant, sous quelles conditions.

 

 

Comment recruter une aide à domicile pour la nuit ?

 

Si vous souhaitez recruter une aide à domicile pour accompagner votre proche durant la nuit, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • L’emploi direct d’une aide à domicile via un organisme de mise en relation, comme Ernesti
  • L’emploi direct d’une aide à domicile via un organisme mandataire
  • Le recours à un organisme prestataire 

 

 

 

Qui peut assurer une garde de nuit à domicile ?

 

Les gardes de nuit peuvent être assurées par une auxiliaire de vie, cependant, il n’est pas obligatoire d’être titulaire d’un diplôme d’une quelconque certification pour assurer des gardes de nuit auprès de personnes âgées.

C’est d’ailleurs bien souvent les Aidants eux-mêmes qui, en début d’Accompagnement, se dévouent pour aller passer les nuits auprès de leur proche.

Toutefois, garder une personne dépendante représente une grande responsabilité. À ce titre, même sans diplôme, l’aide de nuit à domicile devra faire preuve des qualités suivantes :

 

  • Sérieux, fiabilité et réactivité
  • Bienveillance et empathie
  • Une vigilance accrue
  • Une bonne capacité à anticiper et à gérer les situations d’urgence

 

Le profil recherché devra également être adapté aux besoins spécifiques de la personne âgée accompagnée.

En cas d’incontinence partielle ou totale, il sera par exemple préférable d’avoir à ses côtés une personne sachant réaliser un change.

Important : Certains gestes comme la toilette complète, la préparation du pilulier ou la pose de bas de contention doivent être effectués par un professionnel de santé diplômé.

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions.

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont, de par leur formation et leurs stages, sensibilisés à la cause des personnes dépendantes. Ils sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

La mise en place de gardes de nuits à domicile permet également aux Aidants de pouvoir prendre du recul et se reposer, tout en sachant leur proche en sécurité.

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Nouvelles technologies et personnes âgées : une aide au maintien à domicile

Nouvelles technologies et personnes âgées : une aide au maintien à domicile

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Nouvelles technologies et personnes âgées : une aide au maintien à domicile

cesu aide a domicile de nuit

Depuis plusieurs années, la transition numérique s’est imposée comme un tournant social majeur.

Mais quel impact peut-elle avoir sur la vie quotidienne de nos aînés ?

Selon les spécialistes, l’utilisation des nouvelles technologies a un grand rôle à jouer dans le maintien à domicile des personnes âgées.

Utilisés à bon escient, elles présentent de nombreux avantages et permettent une réelle amélioration du quotidien des seniors et de leurs Aidants (Source).

 

Bien que la technologie ne remplace pas une présence humaine, celle-ci peut réellement aider et favoriser le maintien à domicile des seniors en perte d’autonomie.

Il convient donc d’appréhender ces dispositifs non pas comme un substitut, mais comme un complément des différentes interventions « humaines ».

 

 

 

 

Rester connecté pour plus de sécurité au domicile

 

 

Depuis plusieurs années, la question du maintien à domicile des personnes âgées est devenue un réel enjeu social. Cependant, la perte d’autonomie va souvent de pair avec un risque accru d’accidents domestiques.

 

Risques de chutes, pertes de mémoire et angoisses sont autant de situations anxiogènes pour les personnes âgées dépendantes et leurs Aidants.

 

Si une présence humaine reste l’option la plus sécurisante, il est intéressant de considérer certaines options en complément, notamment celle de l’équipement de l’habitat avec des objets connectés (également appelé domotique).

 

 

  • La téléassistance

 

De nombreuses familles font le choix de la téléassistance pour leur proche en perte d’autonomie.

Ce dispositif se présente généralement sous la forme d’un bijou (bracelet ou collier) à porter constamment sur soi.

En cas de chute ou de malaise, la personne âgée devra déclencher l’alarme et sera mise directement en relation avec une plateforme. Après évaluation de la situation, l’interlocuteur pourra prévenir les secours si besoin.

 

 

  • La vidéosurveillance

 

D’autres Aidants optent également pour l’installation d’un dispositif de vidéosurveillance afin de veiller sur leurs proches âgés à distance. Des caméras sont installées dans les différentes pièces du domicile et sont reliées au smartphone de l’Aidant via une application. Si un comportement inhabituel est détecté par le dispositif, une notification lui est immédiatement envoyée.

 

Certaines installations sont également équipées d’un système Wifi de vidéo monitoring. Cela permet non seulement de voir la personne, mais aussi de lui parler en direct.

Ainsi, si vous voyez votre proche en difficulté, vous pouvez activer le mode « parole » pour le guider ou le rassurer. Cette solution est considérée comme particulièrement utile dans le cas de maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer.

 

 

 

  • Les objets connectés utiles aux personnes âgées

 

Les objets connectés sont également un moyen efficace pour aider les personnes âgées à prendre soin d’elles au quotidien. Les nombreuses offres présentes sur le marché s’adaptent aux différents besoins des utilisateurs. Loin d’être de simples « gadgets », ces innovations permettent une réelle amélioration de la prise en charge, tout en préservant l’autonomie.

 

Parmi celles-ci, on retrouve par exemple :

 

  • Les piluliers connectés pour favoriser une prise autonome des médicaments
  • Les bouteilles connectées pour prévenir la déshydratation
  • Les objets à commande vocale pour envoyer des rappels

 

 

 

 

Utiliser les nouvelles technologies pour la stimulation cognitive et physique des personnes âgées

 

 

Il est maintenant prouvé que les jeux vidéo pratiqués dans de bonnes conditions sont bénéfiques pour la stimulation cognitive des personnes âgées. Ceux spécialement conçus pour les séniors permettent de retarder le vieillissement des neurones, stimulent la concentration et la mémoire à court terme. Selon le résultat d’une étude parue en 2016, ils contribueraient de façon avérée à réduire les risques de démence d’environ 30%.

 

De nombreux EHPAD ont d’ailleurs mis en place ce type de jeux et d’activités pour leurs résidents. La bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible d’en bénéficier également à domicile !

 

 

 

  • Les jeux de simulation cognitive pour seniors

 

Il existe un panel important de jeux spécifiques et adaptés pour favoriser la stimulation cognitive des personnes âgées. Des jeux « classiques » comme les dames, les échecs ou le sudoku aux jeux plus spécifiques de mémorisation, les possibilités sont multiples. Certaines offrent même l’option multi-joueurs, pour davantage d’interaction.

Vous pouvez ainsi vous pencher sur les différentes applications téléchargeables sur tablettes, smartphones ou ordinateurs (beaucoup sont disponibles gratuitement).

 

 

 

  • La réalité virtuelle

 

Les activités basées sur la réalité virtuelle sont également un excellent moyen de permettre à votre proche de se divertir et de se stimuler. Si ce type d’activité se développe depuis plusieurs années, la crise sanitaire a favorisé leur accessibilité auprès du grand public. En effet, de nombreux musées et centres culturels proposent des visites interactives et immersives sans quitter son canapé !

 

 

  • Les programmes numériques adaptés d’exercices physiques

 

Pensiez-vous que les jeux vidéo étaient uniquement destinés à un public jeune ?

Et bien ce n’est pas le cas ! En effet, de nombreux développeurs de jeux vidéo se sont penchés sur le développement de l’e-sport pour les personnes âgées. Ainsi, il est maintenant possible de danser, de faire une partie de tennis ou de bowling devant sa télévision. Ce type d’activités rencontre un vif succès auprès du public sénior, de part son accessibilité et son aspect ludique.

 

 

 

Maintenir le lien social de nos aînés grâce aux nouvelles technologies

 

 

Depuis les débuts de la pandémie, les nouvelles technologies sont devenues l’outil privilégié des échanges et des interactions. Permettant de garder un contact auditif, mais surtout visuel même à distance, ils sont excellents pour lutter contre l’isolement. En cela, inciter son proche à se saisir de cette opportunité est une excellente initiative !

 

De nombreux fabricants d’outils technologiques ont mis au point des versions optimisées, adaptées aux personnes âgées.

 

Qu’il s’agisse de smartphones, de tablettes ou d’ordinateurs, leur ergonomie particulière permet une prise en main facilitée. Les écrans sont également plus volumineux, avec la possibilité de grossir les caractères pour les personnes présentant des troubles de la vue.

 

Ainsi, les applications telles que Skype ou Zoom permettent des moments privilégiés d’échanges, même à distance ! Bien que cela ne remplace pas des moments passés ensemble, cela permet toutefois de lutter efficacement contre les sentiments de solitude et d’isolement.

 

Bon à savoir : Depuis plusieurs années, l’inclusion numérique des séniors est devenue un enjeu social important. Ainsi, de nombreuses associations accompagnent les personnes âgées dans la prise en main des outils numériques. Ces formations dispensées à domicile ou dans des locaux dédiés sont un très bon moyen de les initier aux nouvelles technologies.

Pour connaître les associations près de chez vous, vous pouvez consulter votre CLIC local.

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Troubles de la mémoire : 5 conseils simples pour les prévenir et les atténuer

Troubles de la mémoire : 5 conseils simples pour les prévenir et les atténuer

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Troubles de la mémoire : 5 conseils simples pour les prévenir et les atténuer

personne jouant à un jeu de mémoire

La mémoire fait partie de la grande famille des facultés cognitives. Ces dernières sont essentielles à tout individu dans son quotidien car elles conditionnent nos actes, nos pensées, nos paroles et notre conceptualisation de nous-mêmes et du monde extérieur.

Avec l’âge, il n’est pas rare qu’apparaissent certains troubles de la mémoire, de petite ou plus grande ampleur. On appelle cela le déclin cognitif. Les neurones perdent progressivement de leurs capacités fonctionnelles, induisant de légères pertes d’acuité.

Des maladies telles qu’Alzheimer ou démences apparentées affectent le quotidien de la personne et de ses proches de manière significative. Elles requièrent une prise en charge médicale sérieuse et soutenue. 

Les troubles plus légers, quant à eux, ne portent pas nécessairement atteinte à l’autonomie d’une personne âgée mais peuvent vite venir entacher son quotidien.

 

 

Nous vous proposons ici 5 conseils simples et sans coût pour aider votre proche à stimuler et à préserver sa mémoire.

 

 

Qu’est-ce que la mémoire ?

 

Elle est la fonction cognitive par laquelle nous intégrons, stockons et restituons les informations reçues par notre cerveau. Elle rassemble les savoir-faire, les connaissances, les souvenirs. Elle est l’élement essentiel à la réflexion et à la projection dans le futur. C’est sur elle que repose la base de notre identité. (Source)

 

On distingue 5 différents types de mémoire. Chacun est basé sur un réseau neuronal distinct, mais ils restent cependant interconnectés les uns aux autres :

 

  • La mémoire de travail, également appelée mémoire à court terme ou mémoire immédiate, est sollicitée en permanence dans toutes nos actions quotidiennes.

 

  • La mémoire sémantique est celle des connaissances génériques et individuelles comme par exemple le sens des mots, les concepts…

 

  • La mémoire épisodique nous permet de nous souvenir des événements passés. C’est concrètement à elle que nous faisons appel lorsque nous évoquons nos souvenirs.

 

  • La mémoire procédurale permet des automatismes inconscients. Vous connaissez d’ailleurs sûrement l’expression populaire “c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !” L’apprentissage du vélo est effectivement un bon exemple de mémoire procédurale !

 

  • La mémoire perceptive est celle liée à nos cinq sens.

 

 

 

Qu’est-ce que sont des troubles de la mémoire ?

 

Le spectre des différents troubles mnésiques est extrêmement large. Cela peut aller d’une petite tendance à l’oubli (oublier un mot, oublier les détails d’une conversation etc…) à une amnésie totale et une perte des repères sociaux et spatio-temporels complète.

Chez les personnes âgées, la perte de mémoire est généralement une conséquence directe du vieillissement. En effet, les nombreuses études scientifiques menées sur le sujet ont permis de déterminer que plus nous avançons en âge, plus notre cerveau perd de son agilité et de ses fonctions. Nos capacités cognitives diminuent donc souvent un peu, de la même manière que nos capacités physiques.

 

 

Pourquoi est-il important d’encourager une personne âgée à stimuler sa mémoire ?

 

Garder un esprit vif est un élément essentiel à la préservation de l’autonomie d’une personne âgée. 

En effet, une mémoire trop défaillante, ou des troubles cognitifs aggravés accroissent de manière significative le niveau de dépendance d’une personne. Celle-ci aura tendance à créer des situations dangereuses pour elle-même, comme par exemple sortir au beau milieu de la nuit ou oublier d’éteindre le gaz.

C’est par ailleurs généralement suite à cela que les Aidants décident de la mise en place d’aides à domicile, ou d’un placement en institution.

 

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de mettre en place de petites choses concrètes au quotidien pour lutter contre les troubles de la mémoire et la stimuler efficacement !

 

Plus l’on commence tôt, plus l’on a de chances de retarder l’apparition des premiers symptômes. 

S’ils sont déjà présents, adopter ces quelques astuces permettra de les amoindrir et de diminuer leur progression.

En tant qu’Aidant, vous pouvez aisément proposer à votre proche ces différentes pistes, et l’aider à s’y tenir !

 

 

Personnes âgées : 5 conseils pour lutter contre les troubles de la mémoire

 

 

Stimuler ses neurones par le jeu et la réflexion

 

Les jeux peuvent constituer une forme intéressante d’entraînement cognitif pour les personnes âgées. Jouer avec d’autres personnes permet une interaction sociale précieuse qui stimule également la mémoire et les fonctions cérébrales.

Ainsi, une partie de Scrabble, d’Échecs ou de Monopoly permettra de faire travailler efficacement ses neurones tout en passant un moment convivial et agréable. 

Ceux pratiqués en solitaire comme le sudoku, les mots croisés, ou les puzzles offrent la possibilité de se détendre en se stimulant. Ils ont l’avantage de pouvoir être pratiqués quotidiennement et à tout moment de la journée.

Vous pouvez également vous tourner vers des jeux de mémoire spécialement adaptés aux personnes âgées. Généralement conçues par des professionnels pour stimuler des parties spécifiques du cerveau, ces activités ludiques sont très utilisées et plébiscitées par les EHPAD. 

 

Vous retrouverez ici une sélection de jeux recommandés par Silver Alliance.

 

Conseil en plus : Alternez jeux sur supports physiques (plateau, papier…) et jeux sur supports digitaux (ordinateur, tablettes…) pour une stimulation complète de toutes les parties du cerveau.

Plusieurs études récentes ont démontré les bénéfices retirés par leurs utilisations complémentaires, notamment dans le cadre du développement de l’enfant.

Ce sera également l’occasion d’initier votre proche aux nouvelles technologies !

 

 

Ne pas minimiser les bénéfices des interactions sociales

 

Créer de la dynamique sociale est essentiel au maintien d’une bonne santé cérébrale et cognitive. En plus de leurs multiples bienfaits sur le moral, des interactions régulières avec autrui stimulent les neurones et aident à lutter contre l’appartion de troubles de la mémoire.

En ce sens, plus la personne âgée interagira avec l’extérieur par le biais de conversations, d’activités et de rencontres, meilleure s’en trouvera sa santé globale.

Générer des interactions régulières en dehors du cercle familial et proche est vivement recommandé. C’est également l’occasion d’apprendre de nouvelles choses, de poser des questions, de réfléchir sur de nouveaux sujets… Ce qui est par essence très stimulant.

Les possibilités d’interactions sociales sont nombreuses : au quotidien avec ses proches, avec les différentes aides à domicile et également en dehors de la maison.

Ainsi, des sorties hebdomadaires au marché ou la participation à une activité culturelle ou sportive en groupe sont d’excellents moyens d’entretenir ses liens sociaux.

 

 

Se lancer dans l’écriture

 

Les exercices d’écritures sont excellents car ils associent réflexion cérébrale et mouvement du corps. De plus, ils représentent une activité calme, relaxante et plaisante.

Pourquoi pas ainsi inscrire votre proche à des ateliers d’écriture ? Animés par des professionnels, ils sont également très bien structurés et adaptés aux différents publics. Ils sont également l’occasion d’échanger et de travailler en groupe.

Commencer la rédaction d’un journal de bord (ou journal intime) peut aussi être une solution très bénéfique. Et en plus des bienfaits générés par l’écriture, il parait que cela est bon pour le moral !

Écrire ses mémoires est aussi excellent pour stimuler… Sa mémoire ! Avez-vous déjà pensé à proposer à votre proche de rédiger des morceaux de sa vie ? C’est souvent un exercice très riche en émotions, et très apprécié par les personnes du troisième âge. De plus, c’est une excellente manière de construire un beau lien intergénérationnel au sein de votre famille

Si votre proche ne se sent pas une âme d’écrivain ou manque d’inspiration, vous pourriez également lui proposer d’entamer une relation épistolaire… Avec vous ! Écrivez-vous mutuellement des lettres pour vous raconter vos journées, évoquer des souvenirs, ou encore échanger sur l’actualité.

 

 

Miser sur la nutrition pour prévenir les troubles de la mémoire

 

Préserver ses facultés cérébrales passe aussi par une hygiène de vie saine. Il est depuis longtemps reconnu que l’alimentation joue un rôle prépondérant dans la prévention contre les maladies.

Ainsi, surveiller son assiette et adopter un régime sain et équilibré est le premier pas vers une bonne santé globale.

Misez sur des aliments riches en acides gras et en oméga 3, comme les poissons gras ou les oléagineux par exemple. Les baies, connues pour leurs propriétés antioxydantes, sont également excellentes pour le cerveau.

Il existe également de nombreux complémentaires alimentaires à base de plantes spécialement conçus pour “booster” la mémoire. Nous vous invitons à vous rapprochez de votre Médecin ou d’un professionnel de la diététique qui sauront vous fournir des conseils adaptés à vos besoins.

 

 

Faire de l’exercice et garder un sommeil de qualité

 

L’exercice physique et le mouvement sont essentiels au fonctionnement du cerveau, en plus d’offrir d’autres avantages évidents pour la santé, comme la baisse de la pression sanguine.

Des exercices réguliers comme la marche produisent des bénéfices pour la santé aérobie du cerveau ainsi que pour les poumons, le cœur, la pression sanguine et la condition physique générale.

Les exercices de respiration en conscience comme la sophrologie et la méditation présentent également des bénéfices indéniables. Il est vivement recommandé de pratiquer une activité en plein air régulièrement, afin de permettre au cerveau de s’aérer.

Pour des personnes âgées présentant des difficultés à marcher, les exercices stationnaires peuvent fournir l’entraînement nécessaire pour stimuler la puissance cérébrale et la mémoire.

Enfin, bien dormir est le dernier élément nécessaire au quotidien pour préserver sa santé. Un sommeil de qualité permet la régénération des cellules cérébrales durant la nuit.

Il a d’ailleurs été prouvé que les personnes souffrant d’insomnies chroniques présentaient de plus grandes difficultés de mémorisation et de concentration.

Veillez donc à ce que votre proche bénéficie de suffisamment d’heures de sommeil chaque nuit, et n’oubliez pas qu’une vie dynamique en journée permet un sommeil de meilleur qualité !

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CLIC, CCAS, MAIA : Comment trouver mon aide à domicile ?

CLIC, CCAS, MAIA : Comment trouver mon aide à domicile ?

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CLIC, CCAS, MAIA : Comment trouver mon aide à domicile ?

 

Le CLIC, le CCAS et la MAIA sont des dispositifs locaux d’information et de coordination. Ils sont là pour vous aider et vous seconder dans vos démarches, notamment lors de la mise en place d’un plan d’aide à domicile.

 

Lorsque vous prenez soin dun proche dépendant, effectuer toutes les démarches administratives et les recherches peut vite devenir chronophage et fastidieux.

 

Les médecins et professionnels de santé sont toujours dexcellent conseil mais ne peuvent pas toujours, faute de temps, vous proposer un accompagnement personnalisé dans vos démarches.

 

Se retrouver face à la multitude doffres de service et devoir gérer seul la mise en place et la coordination de la prise en charge de son proche peut savérer très anxiogène pour les Aidants.

 

Toutefois, il existe de nombreuses structures vers lesquels vous tourner pour trouver de laide. Cest ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article.

 

 

Les structures publiques : CLIC, CCAS et MAIA

 

 

Les CLIC

 

Les CLIC (Centres Locaux dInformation et de Coordination) sont des points daccueil de proximité ayant pour mission de renseigner et conseiller les personnes âgées et leurs Aidants face aux situations de perte dautonomie.

 

Les professionnels y travaillant sont issus du milieu médico-social et ont une connaissance parfaite des problématiques liées au bien vieillir et à la dépendance. Ils sont en mesure dinformer et dorienter de manière pertinente les usagers à propos des différentes solutions existantes.

 

 

Concrètement, en quoi le CLIC peut-il maider ?

 

La mission principale du CLIC est de vous informer. Que vous recherchiez une aide à domicile, une solution de placement temporaire ou pérenne, ou encore des solutions daménagement du lieu de vie, votre interlocuteur vous orientera vers les services et structures disponibles dans votre ville ou votre commune.

 

Les conseillers définissent avec vous un plan daide personnalisé et vous soutiennent également dans vos démarches administratives telles que lobtention daides financières (par exemple la demande dAPA), ou encore la mise en place dune évaluation du GIR.

 

En tant que structure sociale, le CLIC a également un rôle de communication et de prévention auprès du public. Des rencontres, des conférences et des forums sur des thématiques diverses sont régulièrement organisés.

 

En tant quAidant, vous pouvez également vous rapprocher du CLIC afin de trouver du soutien. Ils pourront par exemple vous orienter vers un psychologue social ou une association dAidants proche de chez vous.

 

 

Le CLIC en bref :

 

• Un accueil de proximité dédié aux personnes âgées

• Une prise en charge gratuite

• Un lieu dinformation

• La mise en place dun plan daide et un suivi personnalisé

• La mise en relation entre les différents acteurs

• Une aide aux démarches administratives

• Une aide et un soutien aux personnes en perte dautonomie et à leurs Aidants

 

 

Où trouver le CLIC le plus proche de chez moi ?

 

Pour localiser le CLIC le plus proche de chez vous, vous pouvez contacter votre Mairie ou consulter les différents annuaires disponibles en ligne.

 

 

 

Les CCAS

 

Les CCAS (Centre Communal dAction Social) sont les structures en charge de laction sociale dans les communes. Contrairement au CLIC, les services du CCAS ne sadressent pas seulement aux personnes âgées. Ils sont également en charge des services aux familles, aux enfants, aux jeunes et aux personnes handicapées. Ce dispositif est également en charge des questions daccès aux logements sociaux, et à la prévention sociale de manière générale.

 

Leur mission principale est lorientation et le conseil des personnes sur leurs droits, en fontion de leur situation. En parallèle, les CCAS ont également un grand rôle à jouer dans la communication et la prévention. De nombreuses actions et animations sont régulièrement mises en place, notamment sur des thèmes tels que laccès à la culture, la lutte contre lisolement, le maintien de lien social, linclusion numérique etc…

 

 

Concrètement, en quoi le CCAS peut-il maider ?

 

Vous pouvez vous adresser au CCAS pour toute question relative aux aides locales, à vos droits et à laccès aux aides financières. Selon votre situation, ils vous mettront en relation avec les acteurs compétents et coordonneront le suivi de votre accompagnement.

 

Ils peuvent également effectuer avec vous les diverses démarches administratives, et vous aider à remplir les différents dossiers.

 

 

Le CCAS en bref :

 

• Un accueil de proximité visant un public large

• Une prise en charge gratuite

• Un lieu dinformation

• Un suivi des personnes dépendantes et une coordination des aides

• Une prise en charge des demandes de logements sociaux

• Lorganisation de différents événements et animations

 

 

 

Où trouver le CCAS le plus proche de chez moi ?

 

Pour localiser le CCAS le plus proche de chez vous, vous pouvez contacter votre Mairie ou consulter les différents annuaires disponibles en ligne.

 

 

 

Les MAIA

 

Les MAIA (Méthode dAction Intégration Autonomie) sont des dispositifs locaux destinés aux personnes âgées, et plus particulièrement aux personnes touchées par la maladie dAlzheimer ou troubles apparentés.

 

Leurs missions consistent en linformation et laccompagnement des personnes âgées et de leur entourage, en parallèle de l’équipe médicale en charge. Ils aident les bénéficiaires à établir un plan global de maintien de lautonomie, en leur offrant laccès aux différentes ressources disponibles localement.

 

Les MAIA interviennent également dans la gestion des cas dits complexes”, en proposant un accompagnement personnalisé à long terme.

 

 

Concrètement, en quoi la MAIA peut-elle maider ?

 

Si votre proche est atteint de la maladie dAlzheimer ou trouble apparenté, la MAIA pourra vous fournir de précieuses informations quant aux différentes possibilités dinterventions et de prise en charge disponibles près de chez vous. Elle pourra également vous apporter une aide et un soutien concret à leur mise en place.

 

Le suivi des cas complexes est assuré par un gestionnaire de cas professionnel. Un accompagnement personnalisé et à long terme est mis en place pour le patient. Le gestionnaire de cas contribue à la mise en place dun plan daide personnalisée en fonction de ses besoins. Il est linterlocuteur principal de la personne dépendante et de ses proches. Son rôle est dassurer la mise en place et la coordination des différentes interventions, après une évaluation complète du besoin. Il est également habilité à effectuer les démarches de mise en place des services ou dadmission en institution, le cas échéant.

 

Attention cependant : Vous ne pouvez pas solliciter seul la prise en charge par un gestionnaire de cas. La demande doit impérativement être effectuée par le professionnel de santé en charge de votre proche (médecin traitant).

 

 

La MAIA en bref :

 

• Un accueil de proximité dédié aux personnes âgées atteintes dAlzheimer ou troubles cognitifs apparentés

• Une prise en charge gratuite

• Un lieu dinformation, de ressources et de coordination

• La possibilité dun suivi complet par un gestionnaire de cas

 

 

Où trouver la MAIA la plus proche de chez moi ?

 

Pour localiser la MAIA la plus proche de chez vous, vous pouvez contacter votre Mairie ou consulter les différents annuaires disponibles en ligne.

 

 

 

Les structures privées

 

 

En plus des structures publiques pré-citées, il existe également des structures privées de coordination.

 

Ces services dirigés par des spécialistes du maintien de lautonomie des séniors mettent à votre disposition des formules « clé en main » pour vous accompagner dans la prise en charge de votre proche.

 

Leurs offres se composent dun Accompagnement de A à Z et dune coordination de solutions personnalisées. Leurs services se rapprochent de ceux des gestionnaires de cas, mais sont disponibles en accès direct, sans besoin de passer par le médecin traitant.

 

 

Concrètement, en quoi une structure privée peut-elle maider ?

 

Lors du premier contact, un référent se déplace à domicile pour vous rencontrer en personne et échanger avec vous. Cette première rencontre est nécessaire pour comprendre vos besoins et nouer une relation de confiance. Par la suite, un plan personnalisé fait de solutions sur mesure vous est proposé, en fonction de vos attentes et de votre budget.

 

Lorganisme se charge de contacter les prestataires et de coordonner leurs interventions ainsi que le suivi de laccompagnement.

 

Ces structures peuvent êtres sollicitées dans le cadre de maintien à domicile ou de placement en institution.

 

 

Les structures privées en bref :

 

• Une rencontre en personne à votre domicile pour comprendre vos besoins

• Un conseiller et interlocuteur unique durant toute la durée de laccompagnement

• La mise en place dun plan personnalisé fait de solutions « sur mesure », en fonction de vos attentes et de votre budget

• Votre référent se charge de contacter les différents services et de coordonner la mise en place des interventions

• Votre référent se charge de solliciter pour vous les différentes aides financières disponibles (APA) et de remplir les dossiers

• Votre référent réalise toutes les démarches administratives afin de vous décharger davantage

 

 

Où trouver la structure privée la plus proche de chez moi ?

 

Il nexiste a priori pas de liste exhaustive recensant ces structures privées.

En revanche, nous pouvons vous recommander deux de nos partenaires de confiance avec qui nous travaillons quotidiennement dans le cadre de la mise en place de gardes de nuits pour leurs protégés :

 

Les Autonomie Planners : Services disponibles à Aix en Provence, Paris-Clamart, Grand Nîmes et Lyon

Expert Autonomie : Services disponibles sur Bordeaux Métropole

 

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions.

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont de par leur formation et leurs stages sensibilisés à la cause des personnes dépendantes, et sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

La mise en place de gardes de nuits et/ou en soirée à domicile permet également aux Aidants de pouvoir prendre du recul et se reposer, tout en sachant leur proche en sécurité.

Pour en savoir plus sur notre fonctionnement : Ernesti, comment ça marche ?

N’hésitez pas à demander de l’aide sans honte ni culpabilité, et n’oubliez pas que les services de répit profitent à la personne en perte d’autonomie ainsi qu’aux Aidants.

 

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Des gardes de nuits pour mes parents : Témoignage d’une Aidante

Des gardes de nuits pour mes parents : Témoignage d’une Aidante

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Des gardes de nuit pour mes parents : Avis d’une Aidante.

“Nous avons donc tout mis en œuvre rapidement pour organiser leur maintien à domicile, à commencer par des gardes de nuit” : Le témoignage d’Hélène et son avis sur Ernesti

 

Hélène, médecin généraliste de 55 ans est Aidante principale de ses deux parents en perte d’autonomie. Depuis deux ans, elle a mis en place des gardes de nuits à domicile afin de leur offrir la possibilité de vieillir ensemble, chez eux.

Elle a accepté de répondre à nos questions, de nous expliquer son parcours d’Aidante, ses démarches, et de revenir sur les raisons qui l’ont poussée à choisir la solution du maintien à domicile pour ses parents.

 

 

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

 

Je suis médecin généraliste, et la fille de deux personnes âgées dépendantes dont je suis lAidante principale. Maman est atteinte de démence type Alzheimer et Papa plutôt d’une démence vasculaire avec des troubles confusionnels.

Je suis effectivement un peu débordée professionnellement, et j’ai d’abord mis en place des gardes de nuit il y a deux ans, car je ne pouvais pas assurer les jours et les nuits.

 

Quel a été l’événement qui vous a fait prendre conscience que vous ne pouviez plus tout gérer seule ?

 

Ce qui m’a fait prendre cette décision, ce sont des événements d’altération des fonctions supérieures de mes parents. Cela a entraîné des conséquences imprévisibles et difficiles à gérer. Avec mon emploi du temps très chargé, je ne pouvais pas tout assurer seule.

J’ai lutté pour les sécuriser. C’est mon expérience professionnelle qui m’a fait choisir de les maintenir à domicile. Cela fait maintenant 25 ans que je vais régulièrement dans des EHPAD et je trouve que le placement dans ces structures entraîne une dégradation pour de nombreuses personnes. Il y a en a quelques-unes qui voient leur condition s’améliorer : c’est généralement le cas de femmes et d’hommes qui sont livrés à elles/eux-mêmes sans aide.

Je n’avais pas envie que mes parents soient dans une telle structure et je n’avais pas non plus envie de les séparer. Leur projet de vie était de rester le plus longtemps possible ensemble tous les deux.

Les EHPAD sont rarement conçus pour recevoir des couples. Il y a aussi le fait que les pathologies sont différentes pour l’un et pour l’autre : Maman relevait de l’unité protégée de déambulation et Papa, non. De fait, ils n’auraient pas été dans le même service. Cela aurait nécessité une séparation. Je n’avais d’autre solution pour les garder ensemble que celle de les laisser dans leur maison.

 

Quelles démarches avez-vous alors effectuées ?

 

Au début, c’était donc moi qui moccupais de tout en journée. Jai également passé quelques nuits auprès deux, mais peu. Jai dabord mis en place des gardes de nuit tous les soirs. Ils étaient encore suffisamment autonomes pour vivre seuls en journée et je passais plusieurs fois par jour entre mes consultations.

Mais la situation a basculé très vite après un gros événement : mes parents se sont enfuis ensemble et ont été portés disparus. J’ai alors dû mettre en place un service quotidien d’aide à domicile de jour. Cela a été très compliqué, car ayant tous les deux un caractère très affirmé et ne souhaitant ni ne supportant l’idée que des personnes viennent chez eux, j’ai été obligée de leur imposer ces présences.

C’est un problème récurrent chez les personnes âgées. Lorsque les enfants ne se battent pas et ne s’imposent pas pour mettre ces aides en place, on peut vite arriver à des situations difficiles, car le placement doit se faire dans l’urgence.

En tant que médecin, je suis régulièrement confrontée à ce genre de problématique, et je trouve cela très dur, pour les personnes âgées comme pour leurs proches. Il faut alors trouver au pied levé des solutions pour les laver, leur donner à manger, les soigner, et la première, non pérenne, est l’hospitalisation, suivie du placement en institution.

Ma sœur et moi ne souhaitions pas cela, et nous savions queux non plus. Nous avons donc tout mis en œuvre rapidement pour organiser leur maintien à domicile, à commencer, comme je vous le disais avant, par des gardes de nuit.

 

Comment se déroule votre rôle d’Aidante au quotidien ?

 

Au début, je passais chez eux tous les jours. Je vérifiais que tout allait bien, je les conduisais faire leurs courses et à leurs différents rendez-vous. Au fur et à mesure que de nouvelles difficultés apparaissaient ou que la situation empirait, je mettais en place des aides appropriées afin de me décharger.

Il a été difficile de leur faire comprendre que s’il n’y avait pas une personne à leurs côtés constamment, tout se compliquerait très vite. Cela a pris du temps, mais ils ont réussi à lintégrer.

Je les ai laissé faire les courses seuls jusqu’à ce que la conduite devienne dangereuse et que je les fasse à leur place. Un jour, ils se sont perdus en voiture dans un lieu dangereux, près d’un ravin, et c’est un gendarme qui a réussi à leur faire entendre raison.

Nous avons pris la décision de déménager mes parents en 2007 afin qu’ils se rapprochent de mon lieu de vie et de travail, car tout gérer lorsque lon est à plus de 600 kms est impossible. C’était devenu totalement ingérable.

À l’origine, leur projet de vie (ma sœur et moi leur avions posé très clairement la question) était de rester ensemble jusqu’à la fin. Pour ce faire, il m’a fallu prendre et imposer de nombreuses décisions. Il est essentiel de respecter un projet de vie.

 

Avez-vous été soutenue par des professionnels ? Leur médecin traitant ou des gérontologues par exemple ?

 

Absolument pas par leur médecin traitant qui ne voyait pas la démence de Maman. C’était extraordinaire, mais il ne la voyait pas. J’ai eu de très nombreuses discussions avec lui, mais non, pour lui, tout allait bien. Jusqu’au jour où elle a dû être hospitalisée, car elle ne savait plus où elle était, et qu’à ce moment-là, les médecins de l’hôpital m’ont parlé de démence. Alors, comment vous dire… J’ai répondu que je le savais, mais que son médecin référent prétendait que non. À partir de là, il y a eu des bilans effectués et un diagnostic de démence a été établi.

Ce qui a tout fait basculer et m’a fait prendre des décisions, c’est lorsqu’un urgentiste d’une clinique parisienne m’a dit : « Il faudrait peut-être vous occuper de vos parents, parce que j’ai là deux personnes qui ne savent pas où elles sont et je ne sais pas quoi faire de ces deux personnes âgées. » J’ai réalisé qu’il y avait vraiment un gros problème et nous avons pris la décision de les faire déménager.

 

En tant que médecin, vous aviez l’habitude de côtoyer et de soutenir des aidants familiaux. Pensez-vous que grâce votre activité, vous étiez mieux préparée à assumer cette fonction au sein de votre propre famille ?

 

Pour ma part, je n’ai pas l’impression, bien qu’étant professionnelle soignante, d’avoir été mieux préparée. En tout cas pas sur les plans psychologiques et émotionnels.

Très sincèrement, j’ai la sensation de faire de grandes découvertes concernant la maladie d’Alzheimer ordinaire. Ce que je vis est très enrichissant sur le plan professionnel. C’est curieux, mais alors que la maladie de Maman est très avancée, je suis étonnée de tout ce qu’elle peut encore faire et de ce que l’on arrive encore à lui permettre de mémoriser.

Avant cela, je n’avais pas vu les choses de cette façon. Là où mon métier m’aide, c’est simple : lorsqu’ils ont besoin d’un médecin et que le leur n’est pas disponible, je vais immédiatement les voir.

Je ne suis pas sûre du tout d’avoir été mieux préparée à devenir la fille de deux personnes âgées totalement dépendantes.

Ce que je connaissais en revanche, c’étaient les démarches administratives de maintien à domicile, car une patiente m’avait demandé de faire en sorte d’installer et de maintenir sa maman chez elle pendant deux ans avant son décès. Je connaissais donc le coût de ces services, les organismes, les aides financières, etc.

En fait, j’avais déjà expérimenté le maintien à domicile à travers mes patients.
Pour cette dame par exemple, les gardes de nuit étaient assurées par des étudiants kinésithérapeutes.

 

Comment se passent les gardes de nuit chez vos parents au quotidien ?

 

Mes parents sont accompagnés toutes les nuits par des Chouettes d’Ernesti depuis deux ans. Nous avons commencé d’emblée toutes les nuits. Le premier soir où une étudiante est venue, elle a dû faire face au rejet complet de mes parents. Ma mère était également furieuse contre moi, « linstigatrice » de tout cela.

J’ai donc demandé à cette jeune femme, qui avait heureusement du caractère, de rester dans sa chambre et de ne rien faire, de m’appeler si l’un ou l’autre tombait, c’était tout. Ça sest mis en place comme ça. Au départ, les étudiants n’intervenaient quasiment pas, et faisaient acte de présence passive, mais toujours vigilante.

Progressivement, ils ont pris plus de responsabilités et mes parents ont peu à peu accepté cette aide. Il a fallu un mois (environ une trentaine de nuits) afin que tout se mette bien en place. En fait, une nuit, mon père est tombé et il a compris à ce moment-là qu’il était nécessaire que quelqu’un soit présent auprès d’eux. Le problème avec cette maladie, c’est qu’ils oublient… 

Peu à peu, la sensation s’est inscrite dans son cerveau qu’ils avaient besoin de quelqu’un la nuit. Maman a fini par l’intégrer aussi. Au fil du temps, une vraie relation sest établie avec les étudiants. Au-delà de laccompagnement en lui-même, ils faisaient ensemble diverses activités stimulantes et sympathiques. 

Pour vous donner un exemple, nous avions mis en place les « mardis cinéma ». L’étudiante du mardi soir avait donc la permission de les conduire au cinéma pour la séance de 21h et ils dînaient ensuite ensemble à la crêperie den face. Ils font aussi beaucoup de choses à la maison comme des ateliers cuisine, peinture, etc… Jai une confiance totale en les étudiants, et cela permettait de sortir un peu du cadre du soin en focalisant sur laspect humain et relationnel.

 

Quels conseils pourriez-vous donner aux Aidants qui liront ce témoignage ?

 

Je dirais de ne pas trop attendre pour mettre l’aide en place parce que cela doit entrer dans le cadre de la personne âgée qui pense qu’elle est totalement autonome et qu’elle peut parfaitement se débrouiller seule. Si on attend trop longtemps, en tant qu’aidant, on est épuisé et on prend toutes les décisions dans l’urgence.

Dans tous les cas de figure, mettre en place des aides représente un coût substantiel. En ce qui me concerne, dans le cas d’un maintien à domicile, cela me coûte moins cher qu’un placement en EHPAD pour deux personnes. Et en plus, les intervenant(e)s s’occupent exclusivement d’eux deux. Il faut savoir ce que l’on veut comme projet de vie pour ses propres parents ou du moins comment on peut respecter leur propre projet de vie.

Il n’y a rien de parfait, cela est sûr. Mais lorsqu’une personne vient à la maison, elle est entièrement dévouée à la/les personne(s) qui y vit/vivent. En EHPAD, il faut diviser le nombre de gardes de nuit par le nombre de résidents. N’est pas non plus assuré le fait qu’ils ne tombent pas et qu’ils soient assistés dans les délais les plus courts.

A la maison, il y a un(e) soignant(e) pour deux personnes âgées, car mes parents sont tous les deux en vie, mais très souvent, l’un des deux étant veuf/veuve, célibataire ou divorcé(e), l’aide à domicile ne s’occupe que d’une seule personne. À mon avis, la proximité est bien meilleure, et l’aide est personnalisée.

Si au début, mes parents se sont plaints que ce n’était pas toujours les mêmes soignants (ce sont toujours les mêmes, mais ils font un roulement), il est vite apparu que la variété est une richesse. Avec chacun, ils vivent des choses différentes, ce que je peux notamment évaluer grâce au cahier de transmission.

 

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions.

 

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont de par leur formation et leurs stages sensibilisés à la cause des personnes dépendantes, et sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

La mise en place de gardes de nuits et/ou en soirée à domicile permet également aux Aidants de pouvoir prendre du recul et se reposer, tout en sachant leur proche en sécurité.

Pour en savoir plus sur notre fonctionnement : Ernesti, comment ça marche ?

N’hésitez pas à demander de l’aide sans honte ni culpabilité, et n’oubliez pas que les services de répit profitent à la personne dépendante ainsi qu’à l’Aidant.

 

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8 clés pour créer une relation de confiance avec votre aide à domicile

8 clés pour créer une relation de confiance avec votre aide à domicile

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8 clés pour développer une relation de confiance avec votre aide à domicile

La relation qu’entretiennent un intervenant à domicile et la personne accompagnée est un élément essentiel. Afin que tout se passe au mieux, une relation de confiance doit s’établir. Un contact humain bienveillant est nécessaire avec tous les professionnels de santé impliqués, que ce soit en cabinet ou à l’hôpital, mais les enjeux de la prise en charge à domicile sont encore différents. En effet, il peut dans un premier temps être perturbant ou anxiogène d’accueillir un « étranger » chez soi, et de lui donner accès à son intimité. C’est pour cela qu’au-delà du soin, il est important de tisser un lien de confiance. Sans cela, il sera difficile pour tout le monde de tirer le meilleur de cette expérience.

Selon une étude (1), l’aspect relationnel dans le cadre des soins est essentiel, car l’accompagné acceptera et recevra mieux l’aide si celle-ci est accordée par une personne en qui il ou elle a confiance.

Aussi, des interactions détendues et positives auront un impact positif sur le moral de la personne et sur son bien être au quotidien.

Pour les Aidants, il est également nécessaire de créer une relation de confiance avec le professionnel qui vient s’occuper de votre proche. Dans le cadre d’une personne en perte d’autonomie, l’Aidant est toujours le référent et a donc un grand rôle à jouer.

 

Nous vous proposons ici 8 clés pour construire et pérenniser une relation de confiance avec votre aide à domicile :

 

 

 

1) La communication

 

Ceci peut paraître une évidence, mais la communication est le point clé pour établir une relation et développer la confiance. La transparence et la capacité à demander de l’aide sont les premiers pas vers une communication de qualité et une relation sûre et apaisante. Cela est vrai tant pour le patient que pour le soignant.

La communication est nécessaire pour comprendre l’autre, ses besoins, ses attentes, ses préférences. Elle permet également de dissiper les malentendus. Elle est la base de toute relation interpersonnelle, mais son importance est décuplée dans le cadre du soin.

 

En tant qu’Aidant, communiquez le plus possible avec l’aide à domicile de votre proche, et avec votre proche lui-même. Dans cette relation triangulaire Accompagné-Aidant-Professionnel, une communication transparente et bienveillante est nécessaire au bon déroulement de la prise en charge.

 

 

 

2) L’empathie et la bienveillance

 

L’empathie et la bienveillance sont nécessaires dans les deux sens afin qu’une relation positive puisse s’établir. Ainsi, montrez-vous positif face à cette nouvelle personne. Intéressez-vous à elle, demandez-lui ce qu’elle ressent, quel est son ressenti vis-à-vis de l’Accompagnement. Soyez également à l’écoute de ses besoins et de ses attentes. Dans le même temps, il est également nécessaire que cette personne fasse la même démarche vis-à-vis de vous et de votre proche.

 

En effet, un environnement de soins à domicile implique souvent une personne dépendante ou affaiblie qui peut se trouver dans une détresse physique et psychologique. La personne peut se sentir diminuée et ainsi avoir perdu l’estime d’elle-même.  Faire preuve d’empathie et de compassion est la clé pour apaiser et rassurer une personne fragile. Cela passe par l’écoute des besoins, la gentillesse, les paroles bienveillantes. Il faut lui montrer que l’on est sensible à son état, mais posez-la toujours sur un pied d’égalité face à soi. C’est en faisant cela que, petit à petit, la confiance se gagnera.

 

 

3) La patience

 

Il faut toujours du temps à une personne pour s’adapter à une nouvelle situation. Même si cette personne est professionnelle et qu’elle a de l’expérience, il lui faudra un certain temps pour s’acclimater. En effet, chaque accompagnement est différent, et il faut du temps pour découvrir et connaître une personne. Laissez donc le temps aux liens de se nouer et à la confiance de se créer.

 

Il se peut, dans certains cas, que l’accompagné se montre réfractaire à l’aide, et refuse toute forme d’interaction dans un premier temps. Lorsque cela se présente, conseillez l’aide à domicile pour se mettre « au rythme » de la personne, sans pour autant la brusquer.

Aussi, selon les histoires personnelles et les caractères de chacun, certaines personnes accordent moins facilement leur confiance que d’autres. Dans tous les cas, la bienveillance, la douceur et la patience seront nécessaires à la construction d’une relation apaisée et sereine.

 

 

4) Les encouragements

 

Afin d’aider une personne à préserver son autonomie, l’encouragement est important.

Contrairement à d’autres professionnels de santé, une aide à domicile sera amenée à côtoyer la personne de manière quasiment quotidienne. Ainsi, elle sera témoin de moments plus difficiles, tels que des doutes, des remises en question, des baisses de moral… Elle devra donc savoir se montrer présente et encourageante.

 

Mais il est aussi essentiel pour tout professionnel de se sentir reconnu et apprécié dans son travail. En tant qu’Aidant, valorisez autant que possible le travail de votre aide à domicile.

De petites phrases telles que : « Depuis que vous intervenez, je trouve Papa plus apaisé. Il a même l’air d’avoir repris du poids ! » ou encore « Je trouve vraiment que depuis que vous intervenez, ma Maman a fait de grands progrès » participent à créer un climat bienveillant et de confiance, la personne se sentant reconnue et soutenue.

 

 

5) L’écoute active

 

Chaque personne a une histoire à raconter et apprendre à écouter favorisera rapidement la création de liens et encouragera une meilleure communication et compréhension. De plus, l’écoute active favorise l’établissement de meilleurs rapports et permet de détecter les besoins, les questionnements et les attentes de chacun.

 

Lors d’une conversation, veillez à ne pas l’interrompre, rebondissez, posez-lui des questions… Soyez également attentif aux petits détails et essayez de vous souvenir de ce qu’il ou elle vous a dit. Ainsi, la personne se sentira écoutée et respectée et cela l’incitera d’autant plus à s’ouvrir à vous avec confiance.

 

 

6) Faites-lui confiance en tant que professionnel

 

Ce conseil peut paraître étonnant de prime abord, au vu du thème de l’article, mais il est essentiel que vous réussissiez à lâcher prise et à accepter de ne pas tout maîtriser. Bien entendu, cela peut-être très difficile d’accepter de laisser une autre personne prendre soin de son proche, mais il est extrêmement frustrant pour un professionnel d’avoir la sensation que ses compétences sont constamment remises en question.

 

Une telle attitude peut bien sûr se justifier si vous avez connu de mauvaises expériences par le passé. Dans ce cas, n’hésitez pas à aborder le sujet de manière ouverte et de lui faire part de vos craintes. Petit à petit, essayez de lâcher le contrôle, tout en restant bien sûr attentif aux remarques et retours de votre proche.

 

Questionnez-la, demandez-lui des conseils, et montrez-lui que son avis compte. En faisant cela, votre aide à domicile se sentira reconnue et mise en valeur dans son travail, ce qui ne pourra avoir que des conséquences positives sur votre relation et sur la prise en charge.

 

 

7) Pratiquer le respect

 

La confiance ne peut naître que lorsque la relation est basée sur le respect mutuel.

En outre, le fait de pratiquer un respect constant permet de placer le patient et le soignant sur le même plan, ce qui favorise une communication accrue et une relation plus profonde.

 

Lorsque des pratiques comme l’empathie, l’écoute active, le respect, la transparence et la patience sont exercés, une relation profonde, bienveillante et durable peut naître.

Dans un contexte de soins à domicile, ces types de relations font partie intégrante de la création d’une guérison et d’un confort.

 

 

 

Gardez à l’esprit que les professionnels de santé entourant votre proche sont vos alliés.

Vous œuvrez tous dans un but commun : le maintien à domicile de votre proche dans les meilleures conditions. Si la confiance est primordiale pour que la prise en charge soit un succès, il revient à chacun d’y mettre du sien pour nouer des relations saines et positives.

Toutefois, il peut arriver que le lien ne se crée pas, que la rencontre ne se fasse pas. Si tel est le cas, il ne faut pas hésiter à en parler ouvertement, pour prendre ensemble la bonne décision. Les agences de services à domicile sont également là pour vous conseiller si vous sollicitez un changement d’intervenant.

 

 

Source : 1

 

 

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions.

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont de par leur formation et leurs stages sensibilisés à la cause des personnes dépendantes, et sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

La mise en place de gardes de nuits et/ou en soirée à domicile permet également aux Aidants de pouvoir prendre du recul et se reposer, tout en sachant leur proche en sécurité.

Pour en savoir plus sur notre fonctionnement : Ernesti, comment ça marche ?

N’hésitez pas à demander de l’aide sans honte ni culpabilité, et n’oubliez pas que les services de répit profitent à la personne atteinte de démence ainsi qu’à l’aidant.

 

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