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Zoom sur la démence à corps de Lewy

La démence à corps de Lewy est une affection neurodégénérative qui toucherait environ 250 000 personnes en France. Apparentée à la maladie d’Alzheimer et à la maladie de Parkinson de part leurs symptômes communs, elle reste cependant moins connue et moins bien diagnostiquée.

 

La démence n’est pas une maladie spécifique mais fait référence à un groupe de symptômes qui peuvent avoir un impact sur les mouvements, la pensée et le raisonnement d’un patient. La troisième cause de démence la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire, nous retrouvons la démence à corps de Lewy (DBL). Cette forme de démence est causée par l’accumulation de dépôts de protéines dans le cerveau et peut représenter 5 à 10 % de tous les cas de démence.

 

Comme pour toutes les formes de démence, la détection et le diagnostic précoces sont essentiels pour garantir un plan de traitement efficace à long terme. Les symptômes des maladies dégénératives du cerveau comme la démence à corps de Lewy peuvent se superposer à d’autres affections, comme la maladie de Parkinson, et être difficiles à diagnostiquer aux premiers stades. Dans cet article, nous allons examiner certains des aspects importants de la démence à corps de Lewy qui la différencient d’autres affections similaires.

 

 

Que sont les corps de Lewy ?

 

Le terme “corps de Lewy” vient du nom du neurologue allemand Friedrich Lewy, qui a découvert la présence de dépôts de protéines anormaux dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Bien que l’on ne sache pas exactement pourquoi ces protéines se forment en ces amas microscopiques, le Dr Lewy a pu déterminer qu’elles pouvaient avoir un impact sur les fonctions cérébrales.

 

Le type de protéine que l’on trouve dans les corps de Lewy, l’alpha-synucléine, joue un rôle important dans le fonctionnement normal des synapses du cerveau qui sont utilisées pour la communication entre les cellules cérébrales. Dans la démence à corps de Lewy, lorsque ces protéines forment des dépôts, elles inhibent la capacité des neurones à fonctionner correctement et ces cellules commencent à mourir. Avec le temps, cette désintégration peut entraîner des dommages importants dans diverses régions du cerveau, ce qui se traduit par une perte des capacités fonctionnelles associées à ces régions du cerveau.

 

 

Quels sont les symptômes la maladie à corps de Lewy ?

 

Les premiers symptômes qui apparaissent chez les patients atteints de démence à corps de Lewy sont généralement liés aux fonctions cognitives et motrices. Les symptômes cognitifs peuvent inclure des problèmes de mémoire, de jugement ou de pensée et sont généralement de nature progressive. En outre, ils peuvent également varier en gravité d’un moment à l’autre et être très imprévisibles.

 

La fonction motrice peut être altérée par une démence à corps de Lewy, entraînant une raideur musculaire, des tremblements ou des changements dans les habitudes de marche. Une grande majorité de patients éprouvent ces problèmes moteurs à des stades ultérieurs de la maladie, mais ils peuvent aussi apparaître à tout moment.

 

La démence à corps de Lewy, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson présentent de nombreux symptômes communs, mais il existe des différences importantes qui peuvent aider à différencier la démence à corps de Lewy des autres affections. Par exemple, l’intensité des problèmes de mémoire et les trouble congitifs fluctuent souvent fréquemment.

 

Les hallucinations apparaissent souvent au cours des premiers stades de la maladie et peuvent être vives et fréquentes.

 

Les tremblements sont généralement moins prononcés dans la démence à corps de Lewy que dans la maladie de Parkinson, et les patients ne répondent pas aussi bien aux médicaments habituels tels que la L-dopa.

 

 

Comment la démence à corps de Lewy est-elle diagnostiquée ?

 

Dans de nombreux cas, l’identification des symptômes de la démence est le premier point de départ d’un diagnostic de démence à corps de Lewy. À ce stade, les prestataires de soins de santé commandent généralement des tests supplémentaires pour différencier cette maladie des autres. Ces tests peuvent comprendre des scanners du cerveau, des images cardiaques et des études du sommeil. L’étude du sommeil peut aider à confirmer la présence et les effets de toute hallucination visuelle, qui est souvent un symptôme unique au cours des premiers stades de la maladie. Une combinaison de ces études peut aider à identifier certains des biomarqueurs spécifiques à la démence à corps de Lewy et permettre un diagnostic plus définitif.

 

 

Quelles sont les options de traitement de la maladie ?

 

Il n’existe actuellement aucun traitement capable de ralentir ou d’arrêter la progression de la maladie. Lors de la conception d’un plan de traitement, les professionnels de la santé essaient minimiser l’intensité des symptômes afin d’aider les patients à maintenir leur qualité de vie.

 

Les médicaments peuvent avoir un effet positif sur les symptômes cognitifs, la pression artérielle, les tremblements et les troubles du sommeil. Les patients atteints de démence à corps de Lewy sont souvent sensibles aux médicaments, c’est pourquoi les professionnels de santé les prescrivent souvent avec une grande prudence. Dans certains cas, des antipsychotiques peuvent être utilisés pour traiter des symptômes tels que les hallucinations et la paranoïa.

 

Les thérapies sont souvent utilisées avec un certain succès pour aider à améliorer la force et la capacité de fonctionnement du patient. La physiothérapie peut améliorer l’état de santé général ou aider à surmonter une faiblesse spécifique du corps qui a pu se développer. L’ergothérapie peut avoir un effet positif sur les tâches quotidiennes telles que le bain et l’alimentation. L’orthophonie et l’accompagnement psychologique sont également utilisés selon les besoins pour aider les patients à gérer leurs émotions, leurs comportements ou leurs problèmes d’élocution ou de déglutition.

 

La démence à corps de Lewy présente un certain nombre de défis pour les patients, les familles et les professionnels de la santé. En en apprenant davantage sur cette maladie, les soignants peuvent contribuer à améliorer les soins aux patients atteints de démence et à les sensibiliser. Recevoir un diagnostic fiable reste une première étape importante dans la collaboration avec l’équipe soignante pour élaborer un plan de traitement qui peut avoir un impact positif sur la vie de votre proche.

 

 

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions

 

Nous accompagnons d’ailleurs plusieurs patients atteints de démence à corps de Lewy.

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont de par leur formation et leurs stages sensibilisés à la cause des personnes dépendantes, et sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

La mise en place de gardes de nuits et/ou en soirée à domicile permet également aux Aidants de pouvoir prendre du recul et se reposer, tout en sachant leur proche en sécurité.

Pour en savoir plus sur notre fonctionnement : Ernesti, comment ça marche ?

N’hésitez pas à demander de l’aide sans honte ni culpabilité, et n’oubliez pas que les services de répit profitent à la personne atteinte de démence ainsi qu’à l’aidant.

 

 

Sources :

 

A2MCL Association des Aidants et des Malades à corps de Lewy

France Alzheimer

Institut Amelis

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Garde de nuit à domicile :

Une solution sécurisante pour les personnes âgées dépendantes et leurs proches

aide à domicile tenant la main d une personne âgée alitée

Depuis le début de la Pandémie mondiale, le monde entier a assisté à une recrudescence du nombre de personnes en situation de détresse psychologique.

Anxiété liée aux risques sanitaires, difficultés financières liées au ralentissement de l’économie, confinement et perte de lien social, les facteurs externes sont nombreux.

Si la parole se porte à raison sur les difficultés auxquelles font face les jeunes et les adultes, la dépression chez les personnes âgées reste un thème peu évoqué et bien souvent tabou.

Du fait que la dépression des seniors soit largement sous-diagnostiquée, nombre d’entre eux ne bénéficient pas de la prise en charge nécessaire.

Mais ce qu’il faut bien retenir, c’est que la dépression n’est pas une fatalité et qu’en étant attentif et bien informé, il est possible de la combattre efficacement !

 

 

Qu’est-ce que la dépression ?

 

Loin d’être une simple phase de déprime passagère, la dépression est une maladie psychique affectant significativement la vie des personnes qui en souffrent.

Les symptômes principaux sont un mal être profond, un sentiment de tristesse et de mélancolie constant, ainsi qu’une perte d’entrain et de motivation au quotidien.

Cela va généralement de pair avec une baisse de la confiance et soi, et un sentiment croissant de dévalorisation personnelle.

 

Cette maladie fut longtemps déconsidérée et n’était pas réellement prise au sérieux.

On disait personnes qu’il « suffisait de se forcer » ou plus familièrement « de se bouger » pour se sentir mieux et voir les symptômes disparaître.

 

Fort heureusement, la dépression est aujourd’hui largement prise en compte et reconnue comme une maladie à part entière. Cette avancée permet aux personnes concernées de bénéficier de l’écoute et du soutien nécessaire à leur bon rétablissement.

 

 

 

 

 

La dépression trop souvent mal diagnostiquée chez les personnes âgées

 

Une étude réalisée par …. a démontré qu’environ …% de personnes âgées seraient sujettes à une dépression. (https://www.mes15minutes.com/depression/personnes-agees/)

Ce nombre s’élève à 38% parmi les résidents d’EHPAD.

 

Cependant, cette maladie reste très peu diagnostiquée chez les personnes âgées, du fait que les principaux symptômes soient souvent confondus avec ceux d’autres pathologies.

 

En effet, l’avancée en âge elle-même est souvent pointée du doigt pour expliquer la tristesse et la mélancolie parfois présentes dans le cœur de nos aînés.

Cessation d’activité professionnelle, éloignement des proches, perte d’un conjoint ou d’un être cher et baisse des capacités physiques sont autant de facteurs pouvant induire un sentiment de tristesse chez une personne âgée, et ainsi expliquer un sentiment de mal être.

 

Aussi, certains symptômes liés à la dépression sont communs à ceux des troubles cognitifs tel que des changements d’humeur, une perte de dynamisme ou des difficultés de concentration.

 

À cela s’ajoute le fait que nombre d’entre elles ont honte d’évoquer leurs symptômes et leurs ressentis par peur d’ennuyer ou d’inquiéter leur entourage.

 

 

 

Comment identifier la dépression ?

 

 

 

Comme évoqué précédemment, identifier une dépression chez une personne âgée peut être compliqué, compte tenu du fait que de nombreux élément entrent en ligne de compte.

S’il est tout à fait possible de guérir avec succès en étant bien accompagné, une dépression non-diagnostiquée peut entraîner des conséquences délétères.

 

Afin d’éviter cela, la vigilance est de mise. En tant que proche ou Aidant, vous pouvez apprendre à reconnaître certains indicateurs clé :

 

  • Une humeur triste et une anxiété persistante
  • Une perte d’estime de soi et une dévalorisation de soi (sentiment de désespoir, de culpabilité, d'inutilité ou d'impuissance, sensation de n’être « plus bon à rien » ou d’être un fardeau pour ses proches)
  • Des changements d’humeurs ou de comportement (agressivité, irritabilité)
  • Une indifférence généralisée vis-à-vis des actes du quotidien (ne plus vouloir manger, s’habiller, ne pas vouloir sortir ect…)
  • Une perte d'intérêt pour des activités autrefois agréables

 

 

 

Il est important de rappeler que si ces symptômes ne sont pas les seuls, ils doivent agir comme des signaux d’alarme et être pris au sérieux. Ils ne constituent en aucun cas des symptômes « normaux » du vieillissement et sont l’expression d’une souffrance réelle qui doit être prise en compte.

Gardez à l’esprit que la majorité des dépressions ne sont ni diagnostiqués ni traitées car les symptômes sont banalisés, aussi bien par la personne elle-même que par son entourage.

 

 

Comment soigner la dépression d’une personne âgée ?

 

 

Pensez-vous que votre proche âgé puisse être sujet à un syndrome dépressif ?

 

La dépression, même sous ses formes les plus avancées est une maladie qui se soigne à tout âge. Ce n’est donc pas une fatalité, et de nombreux moyens existent pour l’aider à remonter la pente.

 

 

Rappelez-vous que le diagnostic est le premier pas vers la guérison

 

Si certains signaux vous ont alerté, la première initiative à prendre est d’ouvrir le dialogue.

Vous vous heurterez peut-être à une réaction défensive dans un premier temps, car il peut être très difficile d’accepter que l’on souffre de dépression.

Sachez être à l’écoute sans pour autant vous montrer trop instant ou intrusif.

 

N’hésitez pas non plus à évoquer le sujet avec les professionnels de santé en charge de votre proche. Faites leur part de vos observations et de vos inquiétudes.

Ils sauront vous apporter un avis éclairé et des conseils avisés sur les décisions à prendre et les actions à mener.

 

 

 

 

Les solutions disponibles pour se soigner

 

 

  • Les traitements médicamenteux : La Médecine allopathique propose de nombreuses solutions pour lutter contre la dépression, notamment les traitements à base d’antidépresseurs. Bien que reconnus pour leur efficacité à court terme, les antidépresseurs sont composés de molécules agissant directement sur le cerveau. Certaines peuvent être incompatibles avec d’autre médicaments ou engendrer des effets secondaires. Leur prise n’est donc pas anodine, et ces éléments méritent d’être pris en compte avant de vous engager. Heureusement, ces traitements sont uniquement délivrés sur ordonnance, votre médecin pourra donc vous orienter et vous aider à prendre la meilleure décision.

 

  • La Thérapie cognitive et comportementale

 

Il n’y a pas d’âge pour débuter une thérapie. Tout comme la dépression, les thérapies des seniors est un sujet encore trop méconnu, mais qui mérite pourtant que l’on s’y attarde.

 

En effet, l’avancée en âge et la perte d’autonomie peuvent générer des nombreuses frustrations et angoisses : Peur de la mort, sentiment d’impuissance et d’inutilisé, sensation d’être un fardeau pour ses proches, non-acceptation de la dépendance…

 

Garder ces émotions négatives pour soi et ne pas les verbaliser peut conduire une personne à sombrer dans un état dépressif.

 

Si les médicaments ont pour but de faire disparaître les symptômes, une thérapie aidera à comprendre l’origine du mal être et à s’en libérer.

Le rôle du psychothérapeute sera dans un premier temps d’aider le patient à conscientiser et à comprendre les causes de sa dépression. Il pourra par la suite lui donner les clés pour les dépasser, reprendre confiance en lui et de nouveau appréhender la vie avec positivité.

 

 

 

 

  • Les approches moins conventionnelles

 

 

Certaines méthodes holistiques comme la méditation ou la sophrologie peuvent être extrêmement bénéfiques pour atténuer les symptômes dépressifs. Les exercices de relaxation sont reconnus pour leur multiples bienfaits sur le stress et peuvent grandement contribuer à lutter contre le mal-être.

 

Il existe également de nombreux traitements à base de plantes à l’efficacité prouvée. Moins lourds que les traitements médicamenteux, ils peuvent constituer une alternative intéressante. Nous vous recommandons néanmoins de toujours prendre conseil auprès de votre Médecin et de votre pharmacien avant d’entamer tout type de traitement, même naturel.

 

 

Il est également important de noter que ces 3 approches différentes peuvent tout à fait agir de manière complémentaire. En ce sens, il est tout à fait possible d’entamer une thérapie et de réaliser des exercices de relaxation tout en suivant un traitement médicamenteux. Les résultats n’en seront d’ailleurs que décuplés !

 

 

Conseils pour les aidants

 

Voir un proche en situation de détresse psychologique est extrêmement douloureux. Il n’est pas non plus rare de commencer à ressentir de la culpabilité et de se juger en partie responsable.

 

En tant qu’Aidant, il est essentiel que vous n’entreteniez pas ce genre de sentiments négatifs à votre égard.

 

Rappelez-vous que personne n’est responsable de la dépression de quelqu’un d’autre.

Rappelez-vous également que la dépression est une réelle maladie nécessitant une prise en charge professionnelle. Vous seul ne pouvez pas sortir votre proche de cette situation.

 

En revanche, vous pouvez lui apporter toute la bienveillance et le soutien nécessaire pour l’aider à traverser cette épreuve.

 

N’hésitez pas à prendre du temps pour vous et à vous faire accompagner si vous sentez que la situation devient trop lourde à porter.

Chez Ernesti, notre but est d’offrir aux personnes dépendantes la possibilité de rester chez elles aussi longtemps qu’elles le souhaitent et dans les meilleures conditions.

Nos « Chouettes », étudiants dans les domaines de la Santé (médical et paramédical) sont, de par leur formation et leurs stages, sensibilisés à la cause des personnes dépendantes. Ils sont à même de gérer avec professionnalisme des situations compliquées.

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